Haltérophilie – Musculation

Haltérophilie – Musculation est le site français de référence sur l’haltérophilie.

Vous y trouverez de nombreuses informations concernant la technique des mouvements, les méthodes d’entrainement ou les dernières découvertes scientifiques.

Qu’est-ce que l’haltérophilie ?

L’haltérophilie vient du grec haltêres (balancier) et philos (ami).

Le terme de poids et haltères fut utilisé durant la première moitié du XXe siècle. En anglais, le terme weightlifting est utilisé et signifie littéralement ‘élévation de poids’.

Il s’agit d’un sport consistant à soulever des poids en un ou deux mouvements. On distingue ainsi en compétition l’arraché, consistant à amener la barre au dessus de la tête bras tendus en un seul temps, et l’épaulé-jeté, consistant à amener la barre au dessus de la tête bras tendus en deux temps, d’où le nom. Dans l’épaulé-jeté, l’haltérophile doit soulever la barre jusqu’aux épaules, se redresser, puis jeter la barre à hauteur de bras au-dessus de la tête.

L’athlète dispose de trois essais pour chaque mouvement. La somme du meilleur essai réalisé par l’athlète à l’arraché et du meilleur essai à l’épaulé-jeté donne le total olympique. L’athlète ayant le meilleur total olympique de sa catégorie de poids de corps l’emporte.

Sport dont les origines sont aussi anciennes que celles de l’humanité et incarnation la plus manifeste de la force humaine, l’haltérophilie ne s’est pas seulement développée, elle est également devenue une discipline moderne du 21e siècle. Les haltérophiles super-lourds revendiquent souvent le titre d’homme le plus fort du monde – ou de femme la plus forte du monde. Cependant, si on établit un rapport proportionnel entre le poids soulevé et le poids de l’athlète, les athlètes des petites catégories soulèvent plus.

Dans sa forme moderne, c’est un sport de puissance car il faut déplacer une charge la plus lourde possible avec une vitesse la plus importante. Le mouvement est explosif et nécessite la maîtrise d’une technique spécifique qui est un pré requis indispensable. L’apparente simplicité que revêt le fait de soulever la barre est trompeuse. En effet, même l’homme le plus fort du monde ne pourrait soulever bien lourd sans elle! En plus de cela, les deux mouvements demandent des qualités de souplesse, de coordination et d’équilibre.

Le mental est aussi sollicité car cette discipline demande énormément de concentration et de maitrise de soi.

L’haltérophilie est à l’heure actuelle l’unique sport de force inscrit au programme des Jeux Olympiques.

C’est un sport universel qui est pratiqué sur tous les continents. Au niveau des compétitions internationales, il existe une très grande hétérogénéité des origines des pratiquants. En haltérophilie, être champion du monde ne signifie pas être champion du monde occidental mais le titre est belle et bien décerné au meilleur du monde contrairement à certains sports. Depuis le restauration des JO, 53 nations furent médaillés!

Durant les derniers Jeux Olympiques, la Chine domina la compétition. La Russie est traditionnellement une nation très forte ainsi que toutes les anciennes nations de l’ex bloc de l’est.

Dans les années 90, la Chine, la Turquie, la Grèce et l’Iran ont pris la tête des classements.

Dans les catégories féminines, la Chine a dominé depuis le tout début, mais d’autres pays asiatiques (comme la Thaïlande) sont désormais de sérieux prétendants aux titres de champion olympique et du monde.

L’Europe demeure le continent le plus puissant dans la compétition masculine, même si l’haltérophilie asiatique est en plein essor. Chez les femmes, l’Asie a définitivement pris l’ascendant sur l’Europe, mais d’autres continents comme l’Amérique (du Nord et du Sud) peuvent se targuer de posséder des championnes olympiques.

Histoire de l’haltérophilie

Les tentatives d’évaluation de la force physique des hommes sont très anciennes. Les épreuves traditionnelles de force en sont aujourd’hui les témoins encore bien vivants.

Durant l’antiquité.

Activité athlétique de base et moyen naturel de mesurer sa force et sa puissance, soulever des poids a été présent à la fois dans l’Égypte ancienne et dans la civilisation grecque.

L’haltérophilie Olympique est déjà présente lors des Jeux Olympiques antiques sous forme d’épreuves “d’haltéria” : les athlètes devaient soulever dans chaque bras des masses en plomb.

Le renouveau.

À partir du XIXe siècle, certains hommes forts acquièrent une grande notoriété et popularisent les poids et haltères, notamment en Allemagne, en Autriche et en France. Dès lors, on tente de codifier les poids et les mouvements afin de pouvoir comparer et classer les performances des athlètes. Des clubs d’haltérophilievoient le jour en Allemagne dès le début des années 1880 mais c’est à Londres que se tient en 1887 le premier concours. Les premiers championnats d’Europesont organisés à Rotterdam en 1896. Les premiers championnats du monde de ce sport sont déroulés le 28 mars 1891, à Londres, avec sept athlètesreprésentant six pays.

L’haltérophilie féminines

Les premières compétitions féminines sont créées en 1947 et les championnats du monde ouvrent leurs portes aux femmes en 1896. Les féminines sont présentes aux Jeux Olympiques depuis les Jeux Olympiques de Sydney en 2000.

L’haltérophilie et les Jeux Olympiques

Lorsqu’elle se développe à partir du XIXe siècle, l’haltérophilie figure parmi les quelques sports (avec l’athlétisme, la natation, la gymnastique, l’escrime, la lutte, le tir et le cyclisme) inscrits au programme des premiers Jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896.

Deux épreuves sont alors au programme : le levé à un bras et le levé à deux bras.

L’haltérophilie disparaît du programme Olympique en 1900 pour revenir en 1904 et disparaît à nouveau en 1908 et 1912.

Après une absence de 16 ans, l’haltérophilie revint au programme Olympique à Anvers en 1920 avec des épreuves correspondantes aux différentes catégories de poids.

Lors des concours de ces Jeux, les mouvements sont l’arraché à un bras, l’épaulé-jeté à un bras et l’épaulé-jeté à deux bras.

Après les Jeux Olympiques de 1924, les mouvements à un bras disparaissent de la compétition au bénéfice de trois mouvements à deux bras : le développé, l’arraché et l’épaulé-jeté.

Enfin, depuis 1972 le développé est également abandonné pour deux raisons : d’une part, les haltérophiles « trichaient » en se courbant en arrière au risque de se blesser et d’autre part cela a permis de diminuer la durée des compétitions sans oublier que ce dernier mouvement ne rejoignait en aucun cas les muscles et la préparation physique des deux autres mouvements.

Les nations dominantes au cours de l’histoire

Les nations dominantes ont beaucoup varié au cours des dernières décennies. Au début du XXe siècle, l’Autriche, l’Allemagne et la France étaient les pays qui remportaient le plus de succès.

Plus tard, l’Égypte, puis les États-Unis d’Amérique ont régné sur cette discipline. Dans les années 1950 et les trois décennies suivantes, l’Union soviétique a occupé le devant de la scène, la Bulgarie et d’autres pays de l’Europe de l’Est étant ses principaux concurrents.

L’évolution de la réglementation

Lors des premiers Jeux Olympiques, tous les haltérophiles concouraient dans une même catégorie.

Les premières catégories de poids apparaissent en 1905. Elles sont désormais au nombre de huit pour les hommes et sept pour les femmes.

  • Catégories masculines : 56, 62, 69, 77, 85, 94, 105, +105 kg
  • Catégories féminines : 48, 53, 58, 63, 69, 75, +75 kg

Les athlètes d’exception

Les haltérophiles les plus couronnés de tous les temps sont les Turcs Naim Süleymanoglu et Halil Mutlu, ainsi que les Grecs Pyrros Dimas et Kakhi Kakhiasvillis, qui ont remporté chacun trois titres de champion Olympique.

Le Hongrois Imre Földi et les Allemands Ronnie Weller et Ingo Steinhöfel sont pour leur part les détenteurs d’un record spécial : ils ont participé cinq fois aux Jeux Olympiques.

Les champions Olympiques des vingt-deux éditions des Jeux auxquelles l’haltérophilie a été inscrite représentent 32 CNO.

Chez les femmes, les championnes Olympiques des deux dernières éditions des Jeux sont originaires de sept pays au total.